« Le prochain, c'est moi » : quand la mort des autres nous révèle à nous-mêmes
Elle surgit toujours au mauvais moment. Ou au bon, selon le point de vue. Cette petite phrase qui échappe aux lèvres, entre deux sanglots ou dans un sourire nerveux :
« Le prochain, c'est moi. »
On la dit à voix basse au cimetière, on la chuchote dans le salon après la cérémonie, on la glisse dans une conversation téléphonique avec un proche. Elle peut sonner comme une plaisanterie, une confidence ou un constat. Mais elle dit toujours la même chose : la mort des autres nous confronte à la nôtre.
Nous sommes tous le prochain de quelqu'un
Le miroir de nos fragilités
Entre acceptation et projection
Reprendre la main sur l'inévitable
Et vous, où en êtes-vous ?
Parce que reprendre la main sur sa propre fin, c'est aussi offrir la paix à ceux qu'on aime.