Parler de la mort aux enfants avec

Parler de la mort aux enfants avec "Au revoir Blaireau"

Il y a des sujets que l'on aimerait éviter d'aborder avec nos enfants. La mort en fait partie. Et pourtant, un jour ou l'autre, la question se pose, parfois brutalement, parfois avec cette curiosité innocente propre aux plus jeunes. Trouver les bons mots n'est jamais facile, et en tant que parent, même avec mon expérience dans le funéraire, je ressens toujours cette boule au ventre au moment de devoir expliquer l'inexplicable.

C'est là qu'un livre comme Au revoir Blaireau prend tout son sens.

Une histoire douce pour un sujet difficile

L'album de Susan Varley raconte l’histoire d’un vieux Blaireau qui sent que son heure est venue. Il prend congé de ses amis, et lorsqu’il disparaît, ceux-ci sont submergés par le chagrin. Petit à petit, ils réalisent qu’il leur a laissé un héritage précieux : des souvenirs, des apprentissages, des instants partagés qui font qu’il restera toujours vivant dans leur cœur.Ce récit, d’une simplicité touchante, évite les euphémismes trompeurs ou les promesses de retour impossibles. Il ne parle pas de Blaireau qui « s’endort » ou qui « part en voyage ». Il dit les choses avec justesse et délicatesse. L’absence est réelle, la douleur aussi, mais la mémoire et l’amour ne s’éteignent jamais.

Pourquoi ce livre me touche particulièrement

Bien sûr, dans mon métier, je suis confronté à la mort au quotidien. Mais cela ne veut pas dire que j’y suis insensible, encore moins lorsqu’il s’agit d’en parler à mes propres enfants. Au revoir Blaireau est un livre que j’ai lu, que j’ai offert, et qui, je l’avoue, me serre encore la gorge à chaque fois que je le parcours. Il y a une sincérité dans ces pages, une douceur qui accompagne sans minimiser, une manière de dire aux enfants : « Oui, c’est triste, oui, tu as le droit d’être triste, mais regarde tout ce qu’il nous a laissé. »Quand on est parent, on veut protéger ses enfants du chagrin. Mais les préserver du deuil, c’est aussi leur donner les outils pour le traverser. Ce livre, avec ses illustrations en demi-teintes, sa poésie simple, les aide à mettre des mots sur ce qu’ils ressentent. Et, soyons honnêtes, il nous aide aussi nous, adultes, à ne pas fuir le sujet.

Un support pour ouvrir la discussion

L’un des aspects les plus puissants de Au revoir Blaireau, c’est qu’il encourage la parole. Trop souvent, face à la mort, nous restons silencieux, pensant que les enfants ne comprennent pas ou qu’ils sont trop jeunes. Mais le silence n’efface pas la douleur, il la rend juste plus lourde à porter. Lire cette histoire ensemble, c’est offrir un espace d’échange, où l’enfant peut poser ses questions, exprimer ses peurs, raconter ses propres souvenirs.Si jamais vous vous sentez trop ému pour le lire à voix haute, sachez qu’une version est disponible sur YouTube (écouter ici). Un soutien précieux pour ceux dont la voix tremble un peu trop vers la fin du livre.

Une lecture à garder précieusement

Que ce soit après une perte ou simplement pour aborder le sujet avant qu’il ne surgisse brutalement, Au revoir Blaireau est un livre à avoir dans sa bibliothèque. Il ne prétend pas effacer le chagrin, mais il apporte une douceur qui aide à l’apprivoiser. Il rappelle que nos proches disparus laissent derrière eux bien plus qu’un vide : ils laissent des rires, des gestes, des moments partagés qui continuent de vivre en nous.Peut-être est-ce là, finalement, le plus bel héritage qu’ils peuvent nous offrir.

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